démarche

artistique

  

La nuit est tout autour de nous.
Une obscurité au sein de laquelle existe

tout ce qui est connu.                
Robert Duncan, in L’ouverture du champ, ed. Corti, 2012

Caroline Bron se définit comme une artiste-bricoleuse.


Dans sa démarche artistique elle s’intéresse aux objets en marge de la société de consommation. Cet attrait pour le résiduel trouvé rappelle les pratiques des assemblagistes californiens qui voyaient dans les objets que la société abandonne un moyen de comprendre leur époque.

A partir de rebuts photographiques, de photocopies ratées, de cartes postales usagées ou de pellicules oubliées, elle fabrique de nouvelles images, bricolées. Des fictions «faites-main » qui interrogent la fabrique des images médiatiques, industrielles, leur réception et la survivance des stéréotypes.

Dernièrement e
mballage cartonné, livre, papier usagé, des résiduels issus souvent de la culture de l’imprimé servent de base pour fabriquer des empreintes dans du plâtre, matériau traditionnellement pauvre des Beaux-Arts laissé brut avec ses aspérités et ses irrégularités. Ces empreintes sont multipliées et combinées avec d’autres éléments: chutes de plâtre, captures vidéo, encre, imprimés textuels ou visuels.
Des traces bricolées, assemblées «à la main» qui oscillent entre solidité et fragilité, permanence et épuisement de la matière trouvée/matière ressource.


Peu soucieuse du "bel objet", cette pratique du bricolage d'empreintes donnent à voir des détournements d’empreintes invitant à porter un regard lucide, parfois caustique, sur certaines de nos formes culturelles.